Quand utiliser l’innovation publique – mémo à l’usage des décideurs publics

Depuis toujours je répète que l’action publique n’a pas vocation à être conduite entièrement à chaque fois en utilisant les méthodes du design. Nous n’avons jamais prétendu qu’il fallait renverser la table. C’est même comme ça que j’ai vendu la mission innovation de la Région Pays de la Loire à mon DGS en 2010 : « ce sera une corde supplémentaire à ton arc ».

Je ne m’étais par contre pas encore posé vraiment la question qui vient naturellement ensuite : « mais quand faut-il donc faire appel au design alors ? ». Je me contentais d’un : quand on veut créer de la valeur ajoutée grâce aux usages.

Et puis dans un atelier auquel je participais ce lundi, cette question s’est imposée, notamment dans la perspective de capter l’attention des décideurs publics, élus & directeurs généraux.

Alors je m’y essaye !

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De la participation citoyenne et du R.O.I. citoyen

Sylvain Grisot de dixit.net a partagé récemment un article sur les réseaux sociaux qui parle des formes tronquées de participation citoyenne.

L’apport essentiel de son auteure, c’est de classer les différents moments de la participation citoyenne en 3 catégories : quand on prend part (sans prendre la parole), quand on apporte une part en participant effectivement, et quand on reçoit une part. On pourrait parler quelque part de R.O.I citoyen (Retour sur Investissement)

Cette dernière catégorie, génératrice de polémique au premier abord (j’entends déjà les « Ne te demande pas ce que la République peut pour toi, mais ce que tu peux faire pour la République« , etc.), est effectivement, à la réflexion, particulièrement pertinente. Parce que pragmatique. Dès lors qu’on fait participer les citoyens pour apprendre des choses auprès d’eux (et non pas pour les convaincre), il est en effet indispensable de savoir quelle « part » ces derniers vont recevoir en échange du temps qu’ils vont consacrer à la chose publique.

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Rendre populaire la transition énergétique

Lecteur assidu de la Gazette des communes, je suis tombé cette semaine sur cet article : « TMS : Le zéro phyto, c’est bien, avec zéro mal de dos, c’est mieux« . Depuis un an, la loi interdit l’utilisation des pesticides et c’est tombé littéralement sur le dos des ouvriers des espaces verts.

Cette loi était pourtant indispensable, et d’autres dispositions devront être prises pour décélérer la vitesse d’utilisation des ressources naturelles. Mais il va falloir faire en sorte, si on veut qu’elles soient assimilées et partagées par tous, qu’au bout du compte, ça ne soit pas « toujours les mêmes qui prennent ». Un nouveau chantier pour le design des politiques publiques : le design de la transition énergétique désirable.

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Les « irritants » et l’action publique

Je ne parle pas de chenilles ou de produits chimiques, je parle d’un concept qu’on utilise en innovation : débusquer les « irritants », ceux qui nous compliquent la vie,  comme point de départ pour innover. Philippe Picaud, le directeur du design de Carrefour, en fait même la source du design pour son groupe.

Mais ce qui est valable pour une chaine de grandes surfaces est-il valable pour les acteurs publics ? Je serai catégorique : Oui, mais non. Enfin ça ne peut pas être un objectif.

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