Avoir des bons copains…

Je travaille depuis plusieurs mois (par intermittence) sur un MOOC, un cours en ligne sur l’innovation publique, pour le CNFPT. Nous sommes actuellement en phase production, et cette semaine, le télescopage entre un article retrouvé dans mes bookmarks sur « Les dérives de l’intelligence collective » et la séance de test qui s’est tenue mardi me pousse à rédiger deux ou trois éléments. Sur la bienveillance. Et c’est l’occasion de dire merci à la communauté innovation publique des Pays de la Loire.

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Eloge de la représentation

Bas Leurs, qui est designer au Nesta, la fondation anglaise pour l’innovation publique, a publié un diagramme sur les techniques et les outils d’innovation, représentation qui a déclenché chez moi un vrai effet wow !

Etant donné le peu d’enthousiasme qu’il déclenche autour de moi, je me suis demandé pourquoi il me plaisait tant. Et en fait, c’est une bonne occasion de parler de représentation.

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Les « irritants » et l’action publique

Je ne parle pas de chenilles ou de produits chimiques, je parle d’un concept qu’on utilise en innovation : débusquer les « irritants », ceux qui nous compliquent la vie,  comme point de départ pour innover. Philippe Picaud, le directeur du design de Carrefour, en fait même la source du design pour son groupe.

Mais ce qui est valable pour une chaine de grandes surfaces est-il valable pour les acteurs publics ? Je serai catégorique : Oui, mais non. Enfin ça ne peut pas être un objectif.

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Du droit à l’erreur et de sa mauvaise interprétation

« La culture mange la stratégie tous les matins au petit-déjeuner » Peter Drucker (le monsieur en photo ci-dessus)

Quand on veut déployer une stratégie d’innovation, il faut donc acquérir la culture qui va avec. Mais elle va à l’encontre – enfin en tout cas au premier abord – de tout ce qui constitue le socle de valeur de l’administration.

J’ai déjà parlé de l’égalité devant le service public qui déteste l’expérimentation ici, et de la culture de la synthèse qui freine la détection des innovations.

Aujourd’hui ce sera : le droit à l’erreur dans l’administration.

Là encore, il est possible de dépasser la contradiction de départ (l’administration n’a pas le droit de se tromper versus le droit à l’erreur). Continuer la lecture de « Du droit à l’erreur et de sa mauvaise interprétation »

Le peak-toolkit (ou l’abondance d’outils d’innovation )

Tool image by Dominick Guzzo, 2012

L’OCDE a un observatoire de l’innovation dans le secteur public. Voici une semaine, cet observatoire a publié un article sur les boites à outils de l’innovation et leurs limites.
Avant de dire du mal (ou presque) des toolkits, ils nous ont d’abord livré le produit de leur veille : des dizaines, que dis-je, des centaines de boite à outils (le lien est dans l’article ci-dessous). Attention innobésité  ! (tentative de néologisme sur la base de l’infobésité, je suis pas persuadé mais j’ai pas trouvé mieux).

Mais c’est surtout leur analyse qui est passionnante à lire.

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NDDL : faire rebondir la démocratie

C’est le genre d’article où tu ne te fais que des amis. Essayer, à chaud, de tirer des enseignements de l’épilogue du feuilleton NDDL qui marque le territoire depuis plus de 15 ans, et ou en plus tu as été un acteur (il y a longtemps, il y a longtemps) c’est très dangereux. Mais je vais le faire quand même !

Ce papier a complètement sa place ici : on va y parler de la participation des citoyens. Vu sous cet angle, la décision de ne pas transférer l’aéroport de Nantes est une bonne nouvelle : il y a une montagne de boulot pour repenser l’action publique au regard des exigences citoyennes d’aujourd’hui…

 

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Adresse à mes amis algorithmolâtres (ou pas)

Smart City, Big Data, Open Data, RGPD, l’actualité de l’action publique est numérique.
En ce qui me concerne, je n’ai rien à priori contre le numérique  (je suis tombé dedans quand j’étais petit), mais il y a certaines précautions à prendre, et de nombreux écueils qui se présentent aux  artisans de son déploiement dans l’action publique.

Tout le monde pense bien entendu à la protection des données, mais il est en train d’être résorbé. Et il y en a d’autres. J’en vois au moins quatre qui ressortent en ce moment dans mes lectures.

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Du péché originel des ZAD

J’ai appris que José Bové et le député Matthieu Orphelin – qui était vice-président de la Région des Pays de la Loire quand je mettais en place son exercice de prospective participative « Pays de la Loire 2040 » – réfléchissent au devenir de la ZAD de Notre Dame des Landes.

Pour les aider dans leur réflexion, voici un article que j’avais écrit pour un recueil du Think Tank de Fontevraud, voici 2 ou 3 ans. Il demeure à mon sens extrêmement actuel.
[disclaimer] Ce texte, globalement en désaccord avec la ZAD de Notre Dame des Landes, succédait dans le document à un texte signé par Armel Le Coz qui en défendait au contraire le principe. Il s’agit ici de débat d’idées. Un truc qui disparait peu à peu sous les invectives des réseaux sociaux, mais que j’apprécie pourtant beaucoup.

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Quand les communautés se substituent aux acteurs publics

Voici quelques temps j’ai fait un billet sur le risque d’uberisation du service public. Un autre mouvement se développe, peut-être de façon plus large : celui du « débrouillons-nous sans les acteurs publics en faisant appel à ceux qui sont comme nous ».

Ce billet est une tentative de mettre au clair des idées sur ce mouvement qui monte dans les sociétés occidentales.

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A propos des brise-glaces dans les ateliers

J’ai toujours détesté les brise-glaces. Vous savez les exercices en début de réunion / atelier / workshop où on est censé faire connaissance avec son voisin en racontant une histoire sur soi ou en faisant un petit jeu avec lui. En général, soit je trouve un truc à faire, soit je fais ou dis n’importe quoi. Bref, je déteste ça, surtout parce que je trouve ça inutile.
Diverses expériences récentes – l’université d’été de Cluny, la préparation d’un atelier pour les ETS (Entretien Territoriaux de Strasbourg), le séminaire du bloc local (DG des communes et intercommunalités des Pays de la Loire) – ont été l’occasion d’en avoir un florilège, et, à mon grand étonnement, non sans résultats (sur les autres !).
Faut-il donc en passer par là pour se mettre au travail avec des inconnus ?

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