Connaître ses parties prenantes

 

La cartographie des parties prenantes est une technique très utilisée dans le développement durable et la RSE. Elle est très utile dans un projet innovant, complexe par nature. La théorie de l’effectuation définit même que ce sont les parties prenantes qui font le projet, bien au delà de l’idée de départ qui l’a motivé.

Il s’agit de répertorier toutes les chaines d’acteurs qui gravitent autour du projet : utilisateurs, partenaires, fournisseurs, collègues internes et externes, institutionnels, opposants potentiels, etc. et de définir les ressources et opportunités qu’ils représentent, au contraire les difficultés qui peuvent surgir, sans oublier les interactions entre eux et leur intérêt à agir. Tout ceci devant être représenté dans un format éclairant et susceptible d’évoluer au cours du projet (il faudra souvent essayer plusieurs grilles d’analyse avant de trouver la bonne).

L’objectif est triple :

  • s’assurer qu’on a fait le tour de toutes les sphères concernées et qu’on a une vision la plus exhaustive possible (même si des acteurs nouveaux se rajouteront vraisemblablement),
  • définir quel niveau d’association doit être celui que vous mettrez en oeuvre avec chacun d’entre eux (de l’information simple à la co-construction) tout au long du projet,
  • disposer d’un outil de conduite du projet, puisque cette cartographie devra être mise à jour à chaque étape  : qui gagne aux orientations prises, qui perd, comment équilibrer, etc.

Il sera beaucoup plus simple de définir ainsi le déroulement du projet, la latitude dont l’équipe projet pourra bénéficier sans avoir à demander de validation intermédiaire et ce qui au contraire nécessitera un accord préalable, sans oublier la place de l’usager final et des agents concernés.

Une bonne cartographie des parties prenantes peut demander du temps. Difficile de descendre sous deux journées (dont une en groupe projet).