Apprendre des signaux faibles du territoire

 

Tout le temps qu’on passe à scruter les signaux faibles de son territoire est du temps gagné quand arrive le moment de trouver des solutions innovantes.

Les agents publics ont l’habitude de faire une veille professionnelle, il ne faut pas beaucoup plus de temps pour l’enrichir d’une veille créative et prospective : c’est avant tout une question de mise en mouvement.

A l’occasion de « Pays de la Loire 2040 », dont j’ai assuré la conception, un travail a été mené avec les équipes pour les faire « entrer en prospective ». Un cahier des signaux faibles et forts du territoire avait servi de base à un travail de réflexion, direction par direction, sur leur appréhension du futur du territoire. Le voici :

Réalisé en 2012, il parle de smart cities, de cradle to cradle, des robots à emplois qualifiés, des gated communities, de nudges, de DIY, d’innovation frugale, etc.

Autant d’éléments qui projettent les équipes dans l’avenir, et rendent acceptables l’innovation (« si le monde met en place tout ça, on doit bien être capable d’innover pour les aides aux entreprises ! »).

Guider les équipes – codirs, encadrants – dans ce type de démarche participe d’une culture de l’innovation : cela passe par des formations  (plus ou moins courtes), mais surtout par la mise en place d’une veille prospective et créative, pour apprendre à saisir dès aujourd’hui le futur qui est déjà parmi nous.